Pøbel, l’humour en pochoirs

Loin des villes trop polluées et des murs trop gris, certains artistes explorent mère nature à la recherche du spot idéal. Un cabanon abandonné, le dessous d’un pont ou encore un vieux conteneur, il n’en faut pas plus à Pøbel pour s’installer avec bombes et pochoirs. En Norvège, et plus particulièrement aux Lofoten, ce pochoiriste originaire de Stavanger est connu pour être l’auteur de Ghetto spedalsk, un projet mené avec son acolyte Dolk, lui aussi street-artiste sur les terres nordiques. Durant les années 2000, tous deux ont habillé de nombreux bâtiments des Lofoten. Les planches en bois, ont vu naître ainsi des dessins remplis d’humour décalé. Tout se faisait avec l’autorisation des propriétaires, si bien que plus les œuvres avançaient et plus les voisins voulaient, eux aussi, un de ces pochoirs sur son chez soi.

© Pøbel

Toujours accompagné de Dolk, les gares d’Oslo et Trondheim ont fait appel à son service pour des ravalements de façades des plus efficaces. Entre un rat consommateur et un astronaute perdu au milieu de nulle part, Pøbel a également sillonné les pistes d’Islande. Face a cette popularité grandissante, il n’est pas rare de le croiser à présent dans d’autres villes européennes.

En juillet 2012, Pøbel a organisé la première édition de Komafest. Tout au nord de la Norvège, à Vardø, différents artistes des arts urbains et du graffiti ont décoré une dizaine de bâtiments. Stephen Powers, Roa, Ethos, Vhils et d’autres signatures de rêve permettent aujourd’hui de redécouvrir cette ville si calme.

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Pas de nom et de prénom, point d’âge et de visage… Pøbel reste un énigme pour le grand public un peu comme le provoquant Banksy à une échelle plus mondiale. Une grande partie de son travail est à découvrir sur son site Internet. Croisons les doigts pour une nouvelle édition de Komafest en 2013… Qui sait ?

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7 réponses à “Pøbel, l’humour en pochoirs

    • Et pourtant, quand on cherche bien… 🙂 J’ai ramené un bouquin entier de street art « Icepick » de Reykjavik, un bonheur pour les yeux !

    • Je ne peux pas te laisser dire ça Sophie (Souviens toi on avait même croisés des street artists en action) ! Rien qu’à Reykjavik et Akureyri c’est quand même beaucoup comparé à d’autres villes (pour avoir été un peu dans la partie). Niveau street-art les scandinaves (les suédois et les danois en particulier) ont une bonne renommé.
      En tout cas c’est chouette de voir ça comme ça, de s’approprier un coin paumé pour lui redonner vie.

      • J’aime bien le NuArt festival de Stavanger aussi. Ils ont toujours de très beaux noms à l’affiche et ils n’oublient le cru local 😉

  1. Pingback: Stavanger, cité du street art | BAKPOK·

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