FM Belfast, la tornade des Boréales

Lieu : Hérouville-Saint-Clair
Date : ce  22 novembre à  21 heures et des poussières
Sujet : Concert de FM Belfast dans le cadre du festival Les Boréales

FM Belfast entourés d'autres musiciens islandais

Entendu dans le public : « J’ai visionné un ou deux clips d’eux, ça à l’air bien déjanté… » Si vous saviez mon brave monsieur ce qui allait vous arriver dans les oreilles quelques minutes plus tard… Les ampoules clignotent en rythme sur scène, c’est bon ! L’impact va avoir lieu dans 3, 2, 1… C’est parti ! Décollage immédiat pour l’euphorie avec la chanson Par avion. Oubliez la grisaille normande, place à la joyeuse tornade islandaise. Quelques secondes auront suffit à FM Belfast pour emporter la salle du Big Band Café dans une douce furie. Derrière ses ordinateurs et tables de mixage, Árni Rúnar Hlöðversson encourage tout le monde à chanter, danser et sauter. On est là pour ça en même temps, non ? Il fait vite très chaud dans la banlieue caennaise et les 5 garçons du groupe en costume/cravate finissent par faire tomber la chemise et le pantalon pour laisser place à une très belle collection automne/hiver de caleçons et chaussettes aux couleurs vives. Pendant ce temps là, Lóa Hlín Hjálmtýsdóttir, la chanteuse du groupe en profite pour relooker la scène avec une multitude de serpentins et guirlandes de Noël d’une manière très appliquée.

Seule photo floue prise lors du concert, mais je n’avais que mon téléphone sur moi…

Les titres se succèdent, nos yeux ont du mal à suivre les pas d’Egill Eyjólfsson, une belle énergie qui oscille entre boxe et breakdance. Árni Vilhjálmsson avec ses petites lunettes rondes et son écharpe en guirlande argentée est survolté et présente tour à tour ses compagnons. Pour l’occasion, le batteur Ívar Pétur Kjartansson finira même au-dessus du public porté par mes petits bras musclés (mais pas que…). On s’est tous assis dans la fosse aussi avant de bondir comme des fous sur I can feel love, c’était bien sympa.

Sans hésiter, on peut dire que les six Islandais sont fait pour la scène. Les reprises effectuées finiront par convaincre les plus sceptiques… si il y en avait encore dans la salle ! Pump up the jam, de Technotronic, Wonderwall, d’Oasis ou encore Fight for your wrights, des Beastie Boys ont résonné dans la salle hérouvillaise.

Malgré la reprise en choeur du titre I don’t want to go to sleep either, il a bien fallu se dire adieu pour de bon. Leur tournée européenne s’est achevée le lendemain à Paris au Trabendo, mais j’attends déjà avec impatience un prochain concert pour replonger dans cette douce folie givrée. « Alors, c’était déjanté ? Bien comme il faut merci. »

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